Neurosciences

Régulation de la glycémie grâce à un pancréas bio-artificiel.

Les personnes souffrant de diabète (type 1) obtiennent un nouvel espoir grâce à l’avancée de la Science. Le CTTM et le CEED ont collaboré sur un projet prometteur permettant la création d’un pancréas bio-artificiel.

20 ans de recherche pour obtenir ce pancréas artificiel.

 

25 millions de personnes dans le monde dont 200 000 sur le sol français sont touchées par le diabète de type 1. Deux solutions sont proposées par le corps médical, ils peuvent effectuer une greffe de pancréas et être traités grâce à des injections quotidiennes d’insuline. Ce pancréas artificiel proposé par le Centre de Transfert de Technologie du Mans et le Centre Européen d’Étude de Diabète repose sur un système novateur qui délivre de l’insuline. Le patient n’est donc plus contraint d’intervenir puisque le pancréas artificiel est autonome. Cette petite poche semi-perméable est positionnée dans le ventre de la personne. Selon le directeur général du CTTM, Hervé Pichon, le procédé est assez simple, mais il a tout de même demandé « 20 années de recherche ».

 

Une efficacité supérieure à celle d’une thérapie classique.

La poche qui mesure une dizaine de centimètres contient une membrane. Cette dernière est au centre du projet puisqu’elle accueille des cellules vivantes. Grâce à elles, l’insuline est délivrée selon les besoins du patient comme pour un pancréas fonctionnel. Cette technique novatrice pourrait changer le quotidien de nombreuses personnes puisque la contrainte de l’injection serait immédiatement supprimée. Avant d’effectuer un test sur l’Homme en 2015, plusieurs études ont été réalisées, elles visent à prouver les bénéfices apportés par un tel pancréas. Ce dernier semble être plus avantageux qu’une insulinothérapie classique. Selon les chercheurs canadiens, le contrôle de la glycémie est plus efficace et cette poche de 10 centimètres réduit de 8 fois un éventuel risque d’hypoglycémie.

Le corps humain et son pancréas naturel

Pas de problèmes de pénurie.

Hervé Pichon a précisé que la question du rejet ne pouvait pas se poser. En effet, le pancréas artificiel laisse passer les nutriments, l’oxygène ainsi que le glucose et surtout l’insuline tout en bloquant les molécules du système immunitaire. Ce point positif n’est pas le seul, car la greffe d’un pancréas est assez problématique. Elle repose sur le don d’organes qui souffre parfois d’une pénurie. Ce concept ne serait pas observé dans le cas d’un pancréas artificiel puisqu’il serait créé selon la demande.