Neurosciences

La techno-médecine, vers une évolution de la vie 2.0.

La techno-médecine est un terme que l'on entend de plus en plus fréquemment. Cette science semble être en passe de devenir l'avenir de la médecine. Mais de quoi s'agit-il ?

On peut dire que ce type de médecine est à vocation curative, comme l'indique son nom, et qui est surtout utilisée dans le cas d'opérations très lourdes comme la chirurgie. On fait appelle aussi à la techno-médecine pour soigner de nombreux symptômes.

L'un des grands spécialistes et écrivain sur la technomédecine est Laurent Alexandre, chirurgien et urologue de formation. Il a notamment écrit plusiuers ouvrages dont "La Mort de la Mort", le titre est évocateur.
Sa thèse est simple. Pour lui, les technologies, les biotechnologies vont complètement changer l'humain durant notre siècle. Il affirme ainsi que l'espérance de vie va être amené à hausser de façon considérable (voir son intervention page : vidéos).

Dans ce qu'il nomme les biotechnologies, c'est-à-dire les sciences du vivant, on peut évoquer la nanotechnologie. C'est au niveau des molécules que cette science agit. On peut également parler des sciences cognitives, ce sont les sciences du cerveau. Celles-ci vont de la psychologie à l'intelligence artificielle, en passant par la neuroscience. L'objectif, à long-terme, pour la techno-médecine est d'augmenter les capacités cérébrales humaines et les capacités physiques, en tendant vers les nanotechnologies réparatrices.

NBIC et techno-médecine

La techno-médecine peut, selon certains spécialistes, être vue comme la connexion entre ce que l'on appelle l'infiniment petit (les nanotechnologies), les machines pensantes (l'intelligence artificielle), la fabrication du vivant (les biotechnologies) et enfin l'analyse et l'étude du cerveau de l'homme (les sciences cognitives). On utilise, dans le jargon médical, le sigle NBIC pour évoquer ces disciplines différentes mais complémentaires.

La techno-médecine est porteuse d'avenir et d'espoir dans les domaines médicaux et informatiques (les neurosciences). Ainsi, le principal objectif serait de parvenir à faire en sorte que le cerveau puisse directement commander et communiquer avec un système informatisé. Dans l'idéal, on se passerait de clavier par exemple. Les spécialistes de ces technologies imaginent l'humain optimisé dans son fonctionnement et souhaitent réduire ou compenser ses déclins.

Les innovations technologiques médicales augmentent l'espérance de vie

Ces nouvelles technologies pourraient aider certains malades à récupérer certaines de leurs fonctions. Les avancées sont rapides puisque de telles méthodes existent déjà. Par exemple, pour des handicapés moteurs, il est possible désormais d'effectuer un implant cérébral qui envoie des commandes à du matériel d'assistance technique, qu'il s'agisse d'un fauteuil roulant ou autre. On peut aussi évoquer des extensions du corps menées par ces mêmes implants. On appelle cela des exosquelettes.

On peut rêver, que dans très peu de temps, ces technologies seront adaptées à l'aide pour les personnes âgées.
Une autre innovation importante est arrivée récemment dans les hôpitaux. Il s'agit d'un robot "da Vinci" qui est utilisé lors d'intervention chirurgicale pour la prostate. Le résultat est plus précis, même si le chirurgien joue tout de même un rôle, et les patients ont moins mal et perdent moins de sang. Le temps de cicatrisation est plus court ainsi que celui passé à la clinique.

De nombreuses avancées scientifiques récentes nous font miroiter une perspective fascinante. La possibilité de reculer les limites de l'espérance de vie. C'est en bloquant une enzyme (mTOR) influant sur l'insuline, que des chercheurs se sont aperçus que le vers sur qui l'expérience avait été réalisée, avait eu son espérance de vie multipliée par cinq.

Nanotechnologies

Bien sûr, la techno-médecine connaît encore quelques limites et critiques. Pour certains, il est important d'appréhender l'home dans sa globalité, comme un tout et non à travers l'angle de ces nanotechnologies. Pour ces mêmes personnes, cette volonté d'un homme du futur cacherait un rejet de l'homme du présent et de ses limites.

Pourtant, vouloir devenir plus rapide, plus intelligent, vivre mieux et plus longtemps, vouloir tout simplement un "homme augmenté" par la technologie, n'est-ce pas la promesse d'un être humain meilleur? N'est-ce pas une bonne chose que d'apporter aux malades, l'espoir que leur maladie sera, peut-être, un jour curable? En tout cas, d'ici une dizaine d'années à peine, nous devrions voir des médicaments qui résultent de ces recherches et qui auront pour objectif de retarder et combattre des maladies neuro-dégénératives, cancéreuses et la vieillesse.